La musique électronique de groov pour les danseurs

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La musique électronique de groov pour les danseurs

Habituellement sur une sonorité, un accord, pour n’être ensuite qu’une répétition longue, agrémentée seulement de quelques phases, la musique électronique est ainsi stéréotypée aiguë. En réalité, elle est peu soutenable à l’écoute, et fait ainsi appel à d’autres ressources, comme le groov ou la basse. Les déclinaisons sont nombreuses, mais les catégories reconnues et labellisées sont recensées dans cet article.

La Jungle

Issue de la scène rave britannique et des influences apportées par la communauté jamaïcaine, cette forme mutante de techno hardcore s’impose dans les banlieues anglaises dés oeuvrées des années 90 comme la bande son idéalisée de cette « jungle urbaine » qui refuse d’accepter l’académisme et la récupération commerciale naissante des mouvements techno et house.La drum and bass repose sur des basses profondes et dévastatrices associées à des constructions frénétiques et extrêmement élaborées de break beats hip hop accélérés. Elle est à l’origine marquée esthétiquement par l’utilisation de nappes synthétiques planantes, de voix féminines aériennes ou d’éléments issus du dub et du ragga (pistes vocales, lignes de basse, effets sonores…).Il existe une grande variété de styles de drum and bass aux influences diverses (jazz, groove, electronica…). Elle peut être conçue pour une écoute personnelle ou s’apprécier sur des systèmes de diffusion puissants capables de restituer une large gamme de fréquences certes inaudibles pour l’oreille humaine, mais qui procurent des sensations physiques intenses.

Le Big Beat

C’est dans les années 90 qu’est apparu le big beat dans les studios de Brighton, une petite ville balnéaire du sud de l’Angleterre où il fait bon vivre. La vie n’y est pas chère et des artistes y ont trouvé refuge tel Fatboy Slim qui y a commencé sa carrière de DJ. C’est aussi à Brighton et en compagnie de Fatboy Slim que Damian Harris a lancé« Skint » en 1995, le label fondateur du big beat. Ce mouvement musical comme son nom l’indique est une musique dance marquée par une puissance explosive des rythmiques, une fusion des genres qui mélange techno, rock et hiphop et dont les grands groupes s’appellent Prodigy, Les Chemical Brothers ou Fatboy Slim.

L’Abstract Hip Hop

Souvent assimilé au trip hop, au grand dam d’artistes qui revendiquent davantage leur appartenance au mouvement hip hop, ce genre principalement instrumental (on parlerait sinon de rap alternatif ou de hip hop alternatif) s’est développé au cours des années 90. Parfois difficile d’accès, l’abstract hip hop fait la part belle à l’expérimentation en s’appuyant sur les techniques de production typiques du hip hop.Dans cette musique de collectionneur obsessionnel de vieux disques vinyl oubliés de tous, les sources d’échantillonnage sont variées et audacieuses : des emprunts au funk et à la soul bien sûr, mais également au jazz, à la musique de fi lm, aux musiques populaires… Décomposés et déstructurés, ces samples sont ensuite généralement assemblés de manière originale et complexe, en particulier les pistes rythmiques. L’utilisation des scratchs se veut innovante, favorisant autant la recherche de musicalité que la virtuosité technique.Plongeant l’auditeur dans de véritables univers sonores intemporels, l’abstract hip hop, fort de quelques succès critiques indéniables, peine pourtant à toucher un auditoire plus large que les aficionados d’electronica et de hip hop pointu.